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Frère Jean Marie Koalga:
Les mots "découragement ou impossible" n'étaient pas dans
son vocabulaire de vie |
« Les
serviteurs de Dieu verront son visage et son Nom sera écrit sur leur
front.
La nuit n’existera plus, ils n’auront plus besoin de
la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil
par ce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils
règneront pour les siècles des siècles »
Ap 22, 4-5
C’est dans cette
espérance du Dieu qui donne la Vie à travers son Fils Jésus mort et
ressuscité, que nous sommes là ce matin autour de notre Frère,
oncle, grand oncle, cousin et ami, FRERE JEAN MARIE KOALGA, qui
s’est endormi dans la paix du Seigneur le jeudi 7 février 2008 dans
sa quatre vingt deuxième année( 82 ans).
Il est difficile de
résumer 82 ans de vie en quelques mots et surtout la vie d’un
homme comme celui qui nous a tous rassemblé ce matin dans cette
chapelle.
Retenons pour
l’essentiel que ce pionnier de notre province Ste Anne du Burkina, a
vue le jour en cette année de grâce de 1926 à Titon (la-todên/Yako/
Province du Passoré) de feu KOALGA Sidpatatba et de SANKARA
Sibdou tous deux cultivateurs.
Il a été baptisé en
1942 par le Père Granier à La-todên il ya de cela 66 ans. Confirmé
à Guiloungou l’année d’après (1943) par Mgr Joanny Thevenoud.
Ce qui avait
conduit le Frère Jean Marie de son Titon natal à Guiloungou, était
l’ardent désir de servir Dieu comme catéchiste. Il y entre en 1943
avec 12 autres Jeunes venus d’horizons divers pour la même cause.
Chemin faisant dans cette école des catéchistes, l’Esprit Saint les
éclaire une autre voie, celle de la Vie Religieuse, car Monseigneur
Thevenoud voulait coûte que coûte une congrégation religieuse
masculine et féminine pour son église locale. C’est ainsi que Jean
Marie KOALGA et les autre 11 disciples de l’école des catéchistes de
Guiloungou sont admis au juvénat puis au postulat dans cette même
année en 1945 avec Père BOËH comme maitre et formateur .
- Trois ans après,
c'est-à-dire en 1948, toujours à Guiloungou , ils commencent le
Noviciat et auront comme maîtres des novices, successivement les
Pères BRUNEL et BISTAC. Des 12 qu’ils étaient, 5 seulement furent
leur première profession en 1950 dans la cathédrale de Ouagadougou
entre les mains de Mgr Soquet , ce sont les Frères : Jean- Marie
KOALGA , Jean Baptiste BONKOUNGOU , Louis BAZIE, Joanny TONDE et
Jean BATIONO . Ainsi naissait la congrégation religieuse
masculine africaine: Les FRERES DE LA SAINTE FAMILLE DE OUAGADOUGOU
et ce furent les pionniers. Les Sœurs de l’Immaculée Conception de
Ouagadougou les Sœurs SIC, avait vu le jour quelques années au
paravent. Mgr Joanny Thevenoud qui souhaitait voir tant la terre
promise de nouvelle congrégation religieuse locale, ne l’a vu que de
loin comme Moïse.
Comme toute œuvre
nouvelle, il y a eu des difficultés et de multiples souffrances, les
Frères de cette jeunes congrégations n’ont pas été épargnés. Ils ont
vu de toutes les couleurs, des verts et des pas mûrs. Quand ont
écoute leur odyssée, ont se pose seulement une question, comment ont
il pu tenir jusqu’au bout ? La tempête de souffrance a tellement
secoué l’arbre du karité des Frères de la Sainte Famille de
Ouagadougou, que beaucoup de disciples s’en allèrent. Les
impétueuses vagues de la Mer faisait si tanguer la petite barque
des Frères qu’il fallait appeler au secours, non par ce qu’on avait
pris tellement de poisson comme à la pêche miraculeuse, mais tout
simplement, les problèmes qui minaient le quotidien de la vie des
frères qui étaient embarqués étaient tel que la barque risquait de
se renverser pour toujours. Les cris de secours de Mgr Thevenoud et
plus tard de Mgr SOQUET lancé à l’endroit des Frères de la Sainte
Famille de Belley en France, eu un écho favorable. La fusion entre
deux congrégations aura lieu en 1958 et parafé par le St Siège en
1959. Les Frères passagers de la barque qui n’ont pas été emporté
par les vents des multiples épreuves, firent leur profession
perpétuels en 1960 à Saaba entre les mains du Fr Camille MERCIER,
ils n’étaient maintenant que trois : Les Frères : Jean- Marie
KOALGA , Jean Baptiste BONKOUNGOU , Louis BAZIE.
Ce sont eux les
pionniers, nos patriarches les bâtisseurs, les touts premiers de
notre congrégation religieuse locale, ils ont tenus ils ont tenu
dur, avec la grâce de Dieu contre vent et marré. C’est le dernier
patriarche de cette première promotion des années 50 qui nous
rassemble ce matin. Les deux autres l’ont devancé au près du Père. :
Fr Louis BAZIE en avril 1998 et Fr Jean Baptiste BONKOUNGOU en
novembre 2002. Bien heureux ceux qui auront tenus et lutter
jusqu’au bout
Responsabilité assumée par le Fr Jean Marie KOALGA.
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1950 – 1953 : Moniteur à
l’école des catéchistes de Guiloungou
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1953 – 1954 : Supérieur
de la communauté des Frères à Guiloungou
-
1954 – 1955 : Ecole des
catéchistes à Guiloungou puis maitre des postulants à Saaba
-
1956 : Procure de
Ouagadougou : transitaire pour toutes les affaires de l’Eglise qui
arrive en douane.
-
1959 :
Formation à BOBO (au
patro des Frères de St Vincent de Paul)
sur les techniques de la construction en bâtiment.
-
1960 : Maitre adjoint des
novices à Saaba et poursuit les constructions : logement des
juvénistes, chapelle etc.
-
1961 : Retour encore à la
Procure de Ouagadougou – poursuis les construction des chapelles :
celle de Laye . Il faudra que dans une « lettre pour Laye », de
l’Observe palga, qu’on s’en se souvienne.
-
1962 – 1965 : Construction
de la communauté des Frères à Ouagadougou
-
1966 – 1977 : Service
transitaire à nouveau à la procure de Ouagadougou
-
1978 : Stage en France à
DOREMI pour la technique des forages.
-
1978 – 2007 : Recherche de
l’eau – Forage - creusage et busage des puits à grand diamètre.
-
Service de la liturgie,
chorale (le grégorien), catéchèse : ce la toujours été sa passion.
Santé :
Fr Jean Marie a toujours été un homme de terrain, il avait une santé
solide, mais avec le poids de l’âge( 70 pour les plus vigoureux,
à 80 ce n’est que peine et misère nous dit psalmiste.). Sa santé
a commencé à vaciller entre 2006- 2007 et surtout en fin 2007 où il
a subit une intervention. Le long séjour en clinique n’a arrangé les
choses surtout l’alitement prolongé qui a finit par l’ankyloser, et
le cœur qui a rythmé pendant 82 ans a commencé à trébucher et comme
si tout cela ne suffisait pas les reins ont aussi voulu se faire
entendre. Il faut retenir qu’au fort de sa douleur, Fr. Jean Marie
ne s’est jamais plein, comme un bon père de Famille, il dissimulait
sa douleur pour ne pas faire souffrir les autres. Il avait toujours
une expression qui vous réconfortait «Nan zessamé »
même si , visiblement c’en allait pas du tout. Soulignons avec force
en passant que la famille KOALGA a toujours su être présente avec
les Frères à côté du Fr. Jean Marie leur Père, arrière gd Père,
oncle cousin amis durant sa maladie et ses différentes
hospitalisations .
Ce ne sont pas les traitements qui ont
manqué au Frère encore moins l’affection.
Le Dr a fini par nous dire « le Frère est
très fatigué, tout l’organisme est épuisé ». Mais nous avons
continué à garder espoir. Mais le Fr Jean Marie, lui, n’attendait
que son heure, celle choisit par Dieu , la meilleure des heures pour
répondre OUI à ce Dieu qu’il a aimé et servi toute sa vie. Cette
heure était en fin arrivée ce jour 7 Février 2008 à 13h40 à l’âge de
82 ans – 58 ans de Vœux. Il s’en dormait doucement dans la Paix du
Seigneur, il rejoignait ses deux co-disciples qui peut être
s’impatientaient : Et certainement qu’il leur dira : « Ma mé
wamé ».
Le leg du Fr Jean Marie à sa postérité.
Nous pouvons retenir de
notre vétéran Frère et combattant de Dieu de la première heure :
·
Un religieux heureux de sa
vie religieuse, qui aimait Dieu, sa vocation, sa Famille religieuse
et sa famille naturelle.
·
Il avait un sens aiguisé
de la famille. Il a toujours su être à l’écoute des Frères et des
membres de sa famille.
·
Il a voulu que les Frères
se battent et gagner leur vie à la sueur de leur front. Il montrer
le chemin à suivre.
·
Un homme de courage et de
foi « à soulever des montagnes» même pendant dans les moments les
plus difficiles. Un de ces promotionnaires de Guiloungou disait que
les mots « découragement ou impossible » n’étaient pas dans son
vocabulaire de vie. C’était un homme de lutte.
Aujourd’hui, le maître mot
qui doit être sur nos lèvres c’est le mot MECI. Merci à Dieu pour ce
que le Frère Jean Marie a fait mais surtout, pour ce qu’il a été
pour l’Eglise de Dieu, sa congélation et sa famille naturelle. Merci
pour l’esprit de combativité, le don de soi pour les autres. Au tant
de leg qu’il nous laisse
Sur que le seigneur lui
dit déjà « bon et fidèle serviteur entre dan la maison de ton
maître». Alors pourquoi ne pas chanter notre reconnaissance au
Seigneur et lui dire
Ref : KAMBA KILI SOALAAAA TI WEMND YUUR PAM PEGRE
PEG Y WEN NAM KAMBAAAA
PEGY SOAL YUURE
ANNA TON SID MAKE ED MENG NE TOND WEND
SEN ZII SAA
ZUUGU N GUET GNIGRI LA TENGA
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