Archives de l' A. I. S. F.

 
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CONVOCATION

      Chers amis:
 
     Je m’adresse à vous pour vous rappeler que  la date de notre prochaine
réunion du Conseil Régional approche de plus en plus.
 
   Pour une meilleure organisation, nous vous serions très reconnaissants que vous nous fassiez parvenir le nombre exact de participants en séparant les congressistes des accompagnateurs ainsi que les dates d’arrivée et de départ de l’hôtel.
 
   Ci-joint le programme et nous pouvons déjà vous informer que l’estimation du coût que nous avons réalisé pour ce congrès est d’environ 100€. Nous pensons qu’il pourrait
 être moindre mais comme vous le savez bien, cela dépendra du nombre total de participants.
    Le coût de l’hôtel sera de 66€ par chambre double et par nuit, c’est à dire pour deux personnes, plus 6€ pour le petit déjeuner par personne et par jour.
Le nom de l’hôtel est “Hotel Torre Garden” qui  est situé très près du Collège.
     Comme vous pouvez le voir dans le programme, nous irons vous chercher à l’hôtel en car et ensuite nous partirons du Collège en excursions, pour ceux qui pourrons s’y rendre, et bien entendu, le car vous ramènera à l’hôtel. C’est pour cela qu’il est très important que tous les participants dorment dans le même hôtel.

    Pour tout renseignement supplémentaire, vous pouvez me contacter, ou contacter
José Luis Pacheco ou Raul Vicente.
    Dans l’attente de votre participation, je vous salue très cordialement.

                                                                                                                                            Juan José García
 

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 JOURNEE  ASSEMBLEE CONSEIL REGIONAL EUROPEEN ET FEDERATION NATIONALE
 

XXXIV ASSEMBLEE FEDERATION NATIONALE  A.P.E.L COLLEGES SA-FA
 

II ASSEMBLEE DU CONSEIL REGIONAL EUROPEEN DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE SAINTE FAMILLE
 

 Madrid, 23 et 24 avril 2005

Ordre du jour : Samedi 23 avril

 Matin

   10, 00 h  Ouverture conjointe des assemblées du Conseil Régional Européen de l’AISF et de la Fédération Nationale des A.P.E.L
              Collèges Sainte Famille.
                                * Prière
                                * Salutation du Président d’honneur
                                * Présentation des participants de chaque délégation 

   10h 15 :  Présentation des exposés et des conférenciers. Exposé sur “L’INTEGRATION D’AUTRES CULTURES” par le prêtre
               Salésien D.Angel Astorgano (Président de l’association Internationale de l’Ecole Catholique )

   10h 25    Conférence
   11h 30    Repos et Café
   12h 00     Réunion par groupes
   13h 00     Débat et présentation de conclusions sur l’exposé 

    14 h 00   Repas 

Après-midi

   16h 00   Assemblée du Conseil Régional Européen de l’Association Internationale Sainte Famille

     1. Commentaires et/ou rectifications des Actes de l’assemblée précédent
     2. Renouvellement des conseiller.
     3.
Rapport de la  présidence
     4. Rapport  de Trésorerie. Approbation des comptes, présentation et approbationdes budgets.
     5. Rapport d’Activités :  
         * Rapport et résultats des Olympiades de Gavá 2004
         * Organisation de la Semaine culturelle 2006
     6. Renouvellement des responsabilités
     7. Souhaits et questions 

  17h 30 :  Repos et café

  18h 00 :   XXIV Assemblée de la Fédération Nationale A.P.E.L

     1. Commentaires et/ou rectifications des Actes de l’Assemblée précédente.
     2. Renouvellement des Conseillers
     3. Rapport de présidence
     4. Etat des comptes et approbation s’il y a lieu
     5. Proclamation des gagnants du Prix SAFA ESPAÑA 2005
     6. Proposition des travaux sur le Prix SAFA ESPAÑA 2006
     7. Proposition d’exposés pour la prochaine réunion (“NOUVELLES CONFIGURATIONS  FAMILIALES)
     8. Rapport sur la fondation Gabriel Taborin
     9. Souhaits et questions
    10. Conclusion du Président d’honneur

  22h 00 :   Dîner de Gala

  

PROGRAMME DES ACCOMPAGNATEURS

 23 AVRIL -SAMEDI

      09h 30    Rendez-vous à l’hôtel  et départ au Collège
      10h 00    Départ à destination de l’Escorial
      11h 30    Visite du Monastère de l’Escorial
      13h 00    Départ à destination de Madrid

      14h 00:    Repas pris ensemble avec les congressistes

     16h 00    Départ pour une visite locale
     17h 00   Entrée au Palais Royal
     18h 00   Entrée dans la Cathédrale de la Almudena
     19h 00   Départ vers l’hôtel
     19h 30   Retour à l’hôtel
     21h 30   Rendez-vous à l’hôtel pour le dîner de Gala

    22h00    Dîner de Gala

24 AVRIL – DIMANCHE (congressistes et accompagnateurs)

      09h 30   Rendez –vous à l’hôtel pour aller au Collège
      10h 00   MADRID VISION
      12h 00   Retour au Collège
      12h 30   Eucharistie  au Collège

      14h 00   Repas d’adieux
 

 
 

P A R O L E S   D U   S U P É R I E U R   G É N É R A L

Nécessité du dialogue dans un contexte de pluralisme,

A tous, bonjour,
et surtout bon travail dans la fraternité,
pour le bien de tous ceux que le Seigneur nous a confiés, fils, élèves,
mais aussi pour tous ceux qui, d'une manière ou de l'autre, entrent en contact avec nous.

    Car je crois qu'un des devoirs principaux d'une Association de Parents est de travailler pour que la société devienne toujours plus humaine et fraternelle, afin de répondre au plan  de Dieu.
    Ecoutons un petit conte tibétain; "Un jour, j’ai vu de loin dans une marche en montagne, une bête. En m’approchant, je me suis aperçu que c’était un homme. Arrivé près de lui, j’ai vu que c’était mon frère".  
    La distance, l'éloignement, et aussi les préjudices, les soupçons, jettent la confusion sur les profils, engendrent les peurs, créent les monstres, empêchent la compréhension authentique. Et surtout, ils font souffrir, ils conduisent à l'émargination, et suscitent souvent réactions et violences.
    Il faut nous approcher, c'est-à-dire chercher à comprendre, à affronter ce que antérieurement on considérait comme un danger, ou simplement un "autre" auquel on n'accorde pas de considération. Plus les distances s'amenuisent, plus apparaissent les contours vrais, et plus se voient les détails.
    Mais cela ne suffit pas encore. Il faut avoir le courage de se placer en face de l'autre, de se regarder dans les yeux, de se parler; ce n'est qu'alors qu'on découvrira réellement l'autre. Un écrivain a bien souligné cette réalité: «Vivre, aimer, se sanctifier dans notre monde, ce n'est pas donné par des théories ou des phénomènes de la nature, mais nous est donné par ces centres de vie que sont les visages, visages à regarder, à respecter, à caresser … ».
   Dans l'Evangile de demain, nous lirons, de fait, le reproche de Jésus à Philippe qui n'a pas encore découvert le Père dans le visage de Jésus. Que de fois il devrait nous faire un semblable reproche à nous qui, sous la peau cuivrée, noire ou jaune … ne savons pas découvrir un frère, et nous le traitons comme un étranger, un différent, un inférieur.
    Aujourd'hui plus que par le passé, nous Frères et vous membres d'une Association qui entend travailler en esprit taborinien, nous ne pouvons nous laisser guider par la peur, une peur souvent motivée par l'égoïsme, par le désir de tranquillité, par le sens d'appartenance à une nation ou  à un état social, à une culture, parce que ce sont autant de choses qui créent des discriminations et des souffrances
    Nous devons nous convaincre que noue n'avons pas été appelés seulement à travailler pour les autres, mais à travailler avec les autres; c'est en effet, la seule façon qui aide notre personne à grandir, toujours plus riches de ces dons, que le Seigneur a répandus sur tous les hommes, sans distinction de race ou de situation.
   Le thème que vous avez choisi pour votre rencontre: "Education interculturelle, un défi pour les sociétés plurielles", par référence justement aux élèves immigrés, est un  thème qui fait partie d'un chapitre bien plus vaste, qui  traite, comme je le disais avant, des rapports avec l'autre; cet autre n'est ni un numéro, ni un être inférieur, mais une personne comme nous, ayant la même dignité et les mêmes droits.
    C'est un fait qu'à l'école, l'interculturel doit être compris comme une paideia, comme une voie ordinaire de l'éducation, ayant comme but de former le citoyen et de l'intégrer dans la société plurielle. Par conséquent l'interculturel doit recouper les projets, les cours, les matériels didactiques, les méthodes éducatives, les critères d'évaluation, les rapports école-famille et école-territoire.
    En janvier 2005, le défunt Pape Jean Paul II, pensant à la journée des migrants et des réfugiés, nous a à nouveau invités à porter nos regards sur le phénomène migratoire, justement au point de vie de l'intégration culturelle. Il a bien souligné ce que doit être l'intégration. qu'on définit souvent  comme la nécessité qu'ont les migrants de s'intégrer vraiment dans les pays d'accueil. Nous savons que le "contenu" de ce concept et sa pratique ne se définissent pas facilement.
   Et, dans l'Instruction Erga migrantes caritas Christi, l'intégration n'est pas présentée comme une assimilation, laquelle suppose la suppression ou l'oubli de sa propre culture. Le contact avec  l'autre est vu comme quelque chose qui porte plutôt à découvrir un "secret", à s'ouvrir à lui pour en recevoir les aspects valables et contribuer ainsi à une meilleure connaissance de chacun. Et cela bien que n'échappent à personne les conflits d'identité qui  naissent souvent dans la rencontre de cultures diverses.
    Il y faut donc un juste équilibre entre respect de sa propre identité et la reconnaissance de celle d'autrui. On doit reconnaître la légitime pluralité des cultures présentes dans un pays. On doit éviter les modèles "assimilistes", qui tendent à faire du différent une copie de soi-même, ou les modèles de «marginalisation des migrants». La voie à suivre est celle de la vraie intégration. Il en découle donc la nécessité du dialogue dans un contexte de pluralisme, qui aille au-delà de la simple tolérance, et arrive à la sympathie.  Nous devons nous convaincre de la nécessité d'une fécondation réciproque des cultures.
    Au problème de l'immigration, diverses organisations ecclésiales ont su proposer une large gamme d'interventions qui vont de l'assistance à la promotion, à la formation, et qui l'ont fait par des gestes et des paroles prophétiques.
    Aujourd'hui nous le proposons à l'attention de nos écoles SF.
    Notre Administration générale, dans une rencontre avec les Supérieurs provinciaux, en 2002, a tenté d'étudier les visages de cette réalité, surtout à l'égard de la pluri religiosité dans le contexte scolaire en Afrique et en Asie. Dans ces pays, les écoles des FSF accueillent des jeunes de religions différentes. Et, durant cette réflexion, nous nous sommes aperçus que le problème touchait aussi certaines de nos  écoles européennes, françaises en particulier; nos amis Français connaissent bien ce gros problème. C'est pourquoi, je suis content qu'il soit proposé aujourd'hui, parce que ni l'Italie, ni l'Espagne ne peuvent faire mine de l'ignorer.
    A vrai dire, j'aurais grandement désiré que la présente rencontre fût une mise en commun d'un sérieux travail réalisé en divers lieux avec le corps enseignant et la présence des Parents des établissements SAFA. De France, nous aurions pu avoir des informations très valables pour notre programme.
    Là est une des richesses de notre Association, celle de nous enrichir. Nous enrichir par l'expérience de ceux qui travaillent comme nous dans des établissements animés du même esprit, qui est celui que nous a laissé  frère Gabriel Taborin.
    C'est par ailleurs, ce que l'on peut lire dans les Statuts de l'AISF. L'article V dit que l'Association collabore à la mission de l'Institut des FSF, elle organise des congrès ...qui puissent étayer le Projet Educatif.
   
Le  souhait que je formule est donc que si notre rencontre n'est pas un point d'arrivée après études et recherches, qu'elle soit du moins un point de départ pour une réflexion qui doit aller son seulement au profit de notre école SAFA, mais à l'avantage de personnes qui l'attendent d'une école catholique, qui le souhaitent d'un établissement des FSF.

                                                                                                             Fr. Lino Da Campo
                                                                                                               Supérieur Général

Madrid, 23 avril 2005

 

 
 

I N T E R V E N T I O N   D U   Á N G E L   A S T O R G A N O

L’ENSEIGNEMENT INTERCULTUREL
Un défi pour les Sociétés pluralistes

0 INTRODUCTION

    La présence de plus en plus importante de minorités ethniques, culturelles et religieuses dans nos pays et leur incidence dans le milieu scolaire représente un des plus grand défi de l’actualité pour les communautés éducatives de nos écoles.
    L’arrivée de nombreuses personnes en provenance de pays moins développés, qui recherchent dans nos pays des conditions de vie plus digne, est une réalité visible. Cette situation a une importante incidence sur le système éducatif non seulement sur le plan quantitatif mais surtout sur le qualitatif.
    Outre ce nouveau phénomène social auquel nous devons faire attention, il est aussi nécessaire de situer les minorités culturelles qui font parties de nos sociétés depuis des siècles mais qui demeurent dans une situation de marginalisation sans pouvoir compter sur des propositions éducatives suffisamment adéquates. Un exemple poignant est celui des gitans, cette situation attend toujours une démarche coordonnée et globale, orienté à la constitution d’un futur plus juste.
    L’éducation d’enfants de minorités ethniques, culturelles ou religieuses n’est pas une concession qui est fait à leur égard avec l’ouverture de portes de nos écoles mais bien un droit qui leur revient et qui est reconnu dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « L'éducation doit permettre à toute personne une participation effective dans une société libre  et favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux […] » (Art. 26.2).
    Nous pouvons affirmer qu’actuellement,  qu’il existe une plus grande sensibilisation vis-à-vis de l’éducation d’enfants appartenant à ces minorités mais aussi à ce que représente et implique un enseignement interculturel en vue de fournir une éducation intégrale de tous ces élèves. Un défi pédagogique auquel les écoles doivent faire face est de répondre aux demandes d’une société de plus en plus multiculturelle où la culture dominante ne peut ignorer ou taire les cultures minoritaires.
     Heureusement, force est de constater que la conscience collective est de plus en plus sensible vis-à-vis de l’identité culturelle de chaque Etre Humain dans son processus de socialisation et de développement. Les droits inhérents à la dignité humaine incluent un versant culturel qui ne peut être omis des perspectives éducatives.
    Outre certaines considérations d’ordre plus techniques qui demande une étude plus approfondie des solutions menées dans nos pays, il est nécessaire d’accentuer la sensibilité sociale des communautés éducatives afin de cerner et d’évaluer les difficultés scolaires des élèves appartenant à ces minorités qui souvent sont proie de conditions socio-économiques défavorables.
    Il est clair que le corps enseignant ne se sent pas encore prêt à faire face à une demande scolaire qui pourrait être progressive. Par ailleurs, les parents se préoccupent de la qualité de l’enseignement et peuvent émettre quelques réserves sur l’intégration scolaire de ces enfants et adolescents ci celle-ci ce fait au détriment de l’enseignement recherché. Nul ne peut nier que la pluralité de cultures est une richesse en soi et qu’une école multiculturelle bénéficiant d’un projet approprié avec les moyens, le soutien et les ressources nécessaire, peut être une expérience enrichissante pour tous les élèves. Toutefois, il faut savoir comment procéder et comment le préparer  pour appliquer une démarche éducative dans ce type de situation.
    Il ne fait l’ombre d’un doute que nous sommes face à un problème complexe. Quoi qu’il en soit, le phénomène migratoire actuel, comme dans le cas de la population gitane, possède des caractéristiques originales qui doivent entrer en ligne de compte lors de toutes préparations de programmes éducatifs.
    Toujours est-il que les propositions éducatives mises en avant face à ce problème plus d’ordre socio-économique que pédagogique, est parsemé de difficultés que les études sociologiques et les expériences quotidiennes des enseignants mettent en exergue.
    Bien que coûteuse, la promotion des élèves d’environnements marginalisés aux cultures propres est nécessaire car la présence multiculturelle au sein de l’école est intéressante surtout pour les élèves autochtones qui peuvent à cette occasion pratiquer le respect, l’acceptation, la tolérance et le dialogue envers un camarade d’une autre culture, ethnie ou religion. Les manifestations d’intolérance, racisme et xénophobie à l’encontre de certains groupes immigrés observable dans la société démontrent le besoin d’éduquer avec une perspective nouvelle et ouverte dans les centres éducatifs.
    A ce sujet, il est utile d’observer ceux qui vont de l’avant dans la réflexion et dans l’expérience. Ainsi, nous pouvons observer dans les pays européens dont l’immigration est plus stable, une évolution des perspectives éducatives.
    Un premier objectif fut l’intégration des enfants d’immigrés dans les écoles en promouvant leur scolarisation. Les programmes pour ces enfants s’axaient sur un principe d’assimilation à travers lequel la culture dominante du pays accueil se donne le droit de déterminer et d’imposer leurs conditions à ceux qui accédaient au système éducatif.
    Plus tard, et après avoir observé les problèmes qu’avaient ces élèves, il fut nécessaire de s’occuper de leur lacunes moyennant des activités éducatives compensatoires.
    Actuellement, les efforts s’axent sur la conception et réalisation d’un enseignement à perspective interculturelle s’appuyant sur le principe d’intégration et dirigé à toute la population scolaire, y compris l’autochtone.
    L’enseignement interculturel puise sa source dans le phénomène sociologique de la coexistence de différents groupes culturels où certains sont majoritaires et d’autres minoritaires. De plus, elle est fondée sur le droit de tous citoyens au respect de leur culture, ce qui suppose une reconnaissance des cultures présentes dans le milieu scolaire ainsi que la valorisation positive qu’implique leur interaction.
    Du point de vue de l’enseignement interculturel, la connaissance du milieu est prépondérante au sein de l’établissement scolaire, en effet, il faut tenir compte de la situation socioéconomique et culturelle des familles, les carences et besoins, leur attitude face à l’intégration, etc. Ainsi, tous ces éléments devront entrer en ligne de compte lors de l’élaboration des objectifs éducatifs pour les élèves de ce milieu. Toutefois, l’action éducative sera insuffisante si les aides sociales couvrant les besoins de base ne sont pas fournies et si des programmes de formation familiale dirigée spécialement aux parents ne sont pas établis.
    Il convient aussi de noter l’impacte que peuvent avoir les médias, plus spécialement la radio et la télévision dans la sensibilisation de la société face au problème de l’immigration et une approche conséquente à un enseignement interculturel.    
    Il est dès lors important que parents et enseignants soient attentifs à ce sujet comme pour tant d’autres, vis-à-vis des messages que véhiculent les médias en faisant preuve d’une attitude critique pour aider les jeunes générations à faire de même  et pouvoir juger et analyser ainsi les informations reçues. 

1. DIMENSION INTERCULTURELLE DE L’ENSEIGNEMENT 

    Tout d’abord, l’enseignement interculturel met en évidence, la reconnaissance et l’appréciation de toutes les cultures présentes dans le domaine et milieu éducatif ainsi que l’enrichissement mutuel que ce phénomène implique à travers tout le processus éducatif. Quoi que peu exploré,  quelques lignes importantes de recherche-action se sont ouvertes dans ce domaine avec divers modèles et perspectives dans toutes la série de programmes mis en marche.
    Selon les experts, un des principaux buts de l’enseignement interculturel est la préparation des tous les élèves, autochtones y compris à la compréhension, adaptation et une bonne interaction au sein d’une société multiculturelle. Par conséquence, il est nécessaire d’inclure cette perspective dans le Projet Educatif et mener dans les classes et école une série d’activité facilitant la connaissance des différences cultures présentes, promouvant des attitudes favorables face à la diversité, éradiquant les préjugés et cela s’entend, prévoir des programmes spécifiques d’apprentissage de la langue ou des langues du pays d’accueil conçu pour ces enfants.
    Un autre grand but de l’enseignement interculturel est d’atteindre un niveau élevé d’égalité d’opportunité pour les enfants issus des minorités souvent marginalisés. Cependant, cette action demande des politiques sociales globales, il ne fait l’ombre d’un doute que l’éducation peut apporter une base importante grâce à une possibilité réelle d’adaptation des programmes éducatifs ainsi qu’un soutien qualifié au bénéfice de cet objectif éducatif et social.

    A cette fin, il semble nécessaire de mettre en œuvre quelques mesures pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement :
·
        Assurer une attention précoce aux jeunes enfants susceptible d’avoir des problèmes d’apprentissage.
·
        Accorder des conditions spéciales pour les centres éducatifs ayant des élèves sujets à l’échec scolaire favorisant les études de type universitaire à ce sujet et le soutien de la recherche dans ce domaine.
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        Embaucher des enseignants spécialisés pour les écoles rurales regroupées et pour les centres d’intégration d’élèves ayant des besoins éducatifs spéciales.
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        Proposer des programmes spécifiques conçus pour la formation d’enseignants qui puissent travailler avec des élèves appartenant à des minorités défavorisées.
·
        Augmenter les programmes de formation d’adultes.
·
        Etablir des mécanismes compensatoires.  

    En effet, des mesures doivent être appliquées tant dans les centres publics comme dans les centres privés s’alignant sur ce principe d’égalité d’opportunité.
    Ceci dit, comme dans tous les autres domaines, il est nécessaire de mettre sur pied  des programmes concrets et bien planifiés pour que ces objectifs puissent voir le jour et ne restent pas une simple manifestation de bonnes intentions. Ces programmes veilleront au développement d’aptitudes favorisant la communication, à l’éducation par la connaissance mutuelle, l’éducation pour l’intégration, etc. Une analyse de la situation réelle scolaire ainsi que de l’environnement socioculturel est nécessaire pour pouvoir détecter les besoins et établir les programmes spécifiques afin d’y répondre.
    Deux éléments sont essentiels pour que l’enseignement interculturel soit mis en place dans les écoles : le programme scolaire et le corps enseignant. Un programme ouvert, flexible, adaptable, et des enseignants motivés, préparés disposant de ressources didactiques. De plus, l’intercommunication entre ces centres est primordiale.
   
Il convient de souligner qu’au-delà des aspects techniques de l’enseignement interculturel, qui nécessitent une recherche approfondie  ainsi qu’une mise en contraste de projets menés dans cette optique, cette éducation est fondée sur un humanisme véritable. Grâce à une telle perspective, chaque élève est considéré comme une personne singulière, une reconnaissance plus proche et affectueuse des multiples visages est possible, ils apprennent à jouer et travailler ensemble, le besoin de créer entre tous est stimulé, pour que pas à pas, un futur meilleur, plus fraternel et participatif où le dialogue permanent soient possibles.  L’enseignement interculturel sera atteint grâce des programmes concrets mais surtout grâce à l’expérience scolaire éducative. 

  2.  LE DEFI DE L’ENSEIGNEMENT INTERCULTUREL DANS NOS PAYS 

     Il est de plus en plus clair que notre société est multiculturelle. Ainsi, dans une société comme la notre, l’enseignement joue un double rôle : d’une part, l’intégration de chaque personne dans leur propre milieu culturel par leur langues, traditions, façons d’entretenir des relations et d’interpréter la réalité, les valeurs les plus significatives, les façons de sentir, etc. Toujours est-il que dans la tache éducatrice il ne faut pas négliger la préparation de l’individu afin qu’il puisse vivre de manière responsable et dans un contexte multiculturel. Ceci reste un important objectif à atteindre.
     Bien que cette situation soit source de grand intérêt éducatif, actuellement nous voulons nous concentrer sur le défi que représente la présence dans nos pays de cultures minoritaires marginalisées au sein de nos écoles.
      De nos jours, l’immigration, ce phénomène douloureux et profondément humain, prend une dimension particulière en Espagne puisque en très peu de temps nous avons pu observer une inversion des tendances : de pays source d’immigrés il y a quelques années, nous recevons à présent des immigrants provenant de situations vraiment dramatiques. Actuellement, il est indispensable de prendre en compte et étudier une série de faits importants lors de la présentation de ce problème social d’un point de vue éducatif.
     L’arrivée et l’établissement de gens en provenance de groupes ethniques, culturels et religieux différents toujours minoritaires et souvent issu du Tiers Monde est un phénomène croissance, progressif et incessant.
    Ce phénomène, constaté partout en Europe, est d’autant plus préoccupant pour notre pays que les traités et engagements communautaires demande une répartition égalitaire des pourcentages d’immigration.
    Ces enfants, pré-adolescents et adolescents issus de familles immigrées doivent accéder grâce à leur droit comme individu  à un enseignement, ce que de plus en plus font et qui confronte les écoles publiques et privés à une nouvelle situation : dans un même espace et dans un même horaire scolaire il faut que des élèves de différentes ethnies, cultures et religions d’origine coexistent et apprennent ensemble alors que l’une d’entre elles est minoritaire.
    Cette situation appelle les écoles à réexaminer leur intervention éducative dans le domaine interculturel pour ne pas échouer dans le processus d’apprentissage et de socialisation des enfants. Gardant comme objectif, une intégration harmonieuse, celle-ci implique la formation d’élèves à disposition l’un de l’autre, donnant et recevant avec une attitude positive, la reconnaissance de la richesse qu’implique la diversité. 
    Vue la précarité socioéconomique et la marginalisation dont souffre les groupes ethniques et culturels issus de pays du Tiers Monde, il est nécessaire de travailler à plusieurs objectifs : trouver une solution aux problèmes de logement, de santé, de travail, favoriser la participation active des gens impliqués dans cette quête de solutions, promouvoir entre les différents groupes culturels la connaissance, la compréhension et la coexistence mutuelle plus profonde.  
    Une coordination réciproque entre les divers politiques globales et l’école sera, sans nul doute, un facteur extrêmement positif pour l’intégration.
    Partant des expériences déjà existantes, nous pouvons affirmer que la présence d’enfants issus de l’immigration comporte plusieurs difficultés :
    Une première série ce sont les lacunes que ces élèves ont lorsqu’ils intègrent le système éducatif espagnol : de faibles niveaux d’enseignement de base, méconnaissance de la langue officielle de l’Etat où ils se trouvent, situation socioculturelle désavantageuse, une pauvre estime de soi, tendance à l’introversion ou au renfermement dans des petits groupes ethniques marginaux. 
     Outre ces difficultés, d’autres peuvent être occasionnées par une attitude de réserve, rejet ou inhibition explicite ou occulte que les élèves autochtones peuvent manifester vis-à-vis des différences de leurs camarades. En effet, ce problème creuse le sentiment de rejet qui peut être renforcé dans la famille et parfois dans les médias.
   
Le statut d’immigré en plus de la marginalisation socioéconomique ainsi que la conscience d’appartenir à une minorité culturelle et marginale, parfois menacée, implique des caractéristiques que la communauté éducative doit accepter, comprendre et intégrer dans les propositions éducatives mises en avant.  

 3. RECOMMANDATIONS 

    Face au défi que représente de nos jours pour l’éducation cette situation sociale et multiculturelle dans notre société, nous nous permettons de faire quelques recommandations pour que dans le cas échéant elles puissent être prises en compte.
    Il est clair que ces recommandations pourront varier en fonction des centres ayant des élèves de minorités marginales ou si il s’agit de centres qui comptent parmi eux, des élèves issus de l’immigration des pays du Tiers Monde.  
    Dans le premier cas de figure, il se pourrait que  le thème de l’interculturisation ne semble pas les concerner, or, l’éducation pour une société multiculturelle est un phénomène inéluctable par les temps qui courent. Outre cette situation, il serait bon que les centres vivant déjà l’expérience de l’interculturalisation,   renforcent et diffusent le fruit de cette expérience autant que possible.  

CENTRES N’AYANT PAS D’ELEVES APPARTENANT MAJORITAIREMENT A DES MINORITES ETNIQUES, CULTURELLES OU RELIGIEUSES

1.  Apporter aux Projets Educatifs une gamme de valeurs éthiques qui puissent contribuées à un accueil et une intégration des minorités ethniques et culturelles résidant dans le pays.

     Chaque communauté éducative décidera quelles sont les valeurs qui convergent vers cette perspective. Quelques critères de base configurant la dimension interculturelle de l’éducation et qui peuvent aider et orienter la réflexion sont : la centralité de chaque Etre Humain, l’acceptation des différences comme facteurs de maturité, la promotion d’un esprit critique capable de comprendre et d’analyser les causes de l’immigration, le développement méthodique du dialogue, l’importance d’une solidarité opérationnelle, etc.

 2. Inclure dans la formation d’enseignants le thème de l’enseignement interculturel.  

     Tous constatent que la société ne cesse de se complexifier, et parmi les divers facteurs en interaction, l’un d’entre eux provient de la diversité des groupes ethniques et culturels. La conscience de plus en plus manifeste d’une identité culturelle spécifique au sein de chaque groupe, peut créer entre ceux-ci des tensions dans le dialogue parfois conflictuelles à l’égard de la culture dominante. La soi-disant assimilation culturelle, qui a pu remporter un certain succès à une époque, doit laisser place à l’intégration et la reconnaissance des différentes cultures dans la société. Il ne fait l’ombre d’un doute que l’éducation à un rôle prépondérant à jouer dans ce processus, d’où l’importance capitale de former le corps enseignants.
    Toujours est-il que la bonne volonté n’est pas suffisante. Il faut que les enseignants soient préparés à recevoir et comprendre leurs élèves, leurs familles et collègues provenant d’autres pays ; qu’ils respectent la diversité de langues, de modes de vie, de projets, de comportements, de religions ; qu’ils puissent traiter les conflits qui pourraient survenir et qu’ils sachent en profiter afin que tous s’en enrichir culturellement. Car c’est en effet, la formation des enseignants qui est la clé de l’enseignement interculturel.


3.  Accepter la scolarisation d’enfants provenant de minorités culturelles issus de l’immigration.


     Il est clair que la demande variera en fonction de l’emplacement du centre scolaire. Toutefois, nous ne pouvons entraver l’attention portée aux demandes qui pourraient surgir et ce malgré les difficultés que celle-ci puisse impliquer ou toutes résistances même si justifiées, qu’il puisse y avoir.
    
Il vrai que la société demande une certaine qualité éducative. Ceci dit, il est nécessaire d’intégrer l’interculturalité de manière responsable et concertée de façon à influencer positivement la qualité éducative à laquelle nous aspirons.

CENTRE AYANT DEJA UNE PRESENCE IMPORTANTE D’ELEVES ISSUS DE MINORITES ETHNIQUES ET CULTURELLES.

 1. Aussi bien le corps enseignant que la communauté éducative méditent sur le défi que représente l’intégration d’élève issus de minorités, tant pour les élèves y compris les autochtones que pour l’organisation du centre et les enseignants. 

     La première chose à prévoir est une intégration adéquate de chaque élève immigré dans les niveaux scolaires. Il est également nécessaire de connaître et de repérer les difficultés qui font obstacles à l’intégration (méconnaissance de la langue du pays d’accueil, tendance à l’introversion, etc.) et mettre en place des programmes débloquant la situation de marginalisation et facilitant une normalisation rapide. Une autre mesure serait de concrétiser la manière et le degré intégration des expressions de la culture d’origine au sein de l’école. Une autre mesure serait encore, la façon de travailler dans la pratique l’éducation pour la compréhension et l’acceptation des différences.
    Le renfort et appuis que peuvent apporter les enseignants sont fondamentaux pour pouvoir mener à bien une proposition éducative d’interculturalisation.
    De même il est essentiel de veiller à l’organisation scolaire qui réponde aux besoins concrets de ces élèves : analyser la situation personnelle et scolaire de chaque enfant, créer des programmes spécifiques rattrapage individuels ou en petits groupes, appliquer des méthodes pédagogiques ad hoc, avoir un corps enseignant préparé en cas d’intervention spécifique.
    
Aussi, faut-il stimuler les élèves pour qu’ils aient une attitude de respect et estime de la diversité culturelle en vue d’arriver une coexistence enrichissante.

   2.  Inclure dans le Projet Educatif les perspectives de l’enseignement interculturel : un enseignement pour tous élèves,  l’intégration d’éléments interculturels dans la préparation des programmes scolaire ainsi que dans la programmation et prévoir la possibilité de les adapter, l’intégration de programmes spécifiques pour l’apprentissage d’un langage commun.    

     Le Projet Educatif doit énoncer clairement le système de valeur que l’école choisi,  quelles pourraient être les possibilités et limitations à l’intégration d’élèves immigrés en vue d’assurer une qualité éducative pour tous ainsi que les relation avec le contexte, etc.

   
Nous devons prendre conscience que l’enseignement interculturel touche tous les centres scolaires, les objectifs, les programmes et les modes de travail. Petit à petit, la Direction et le corps enseignant introduiront dans le Projet éducatif les nouveaux éléments de l’interculturalisation en tenant compte des besoins et de l’expérience scolaire.

      3.      Etablir un réseau de centres scolaires qui ont déjà scolarisés des enfants de minorités ethniques et culturelles. Ce réseau d’intercommunication à niveau régional, par ville, par Communautés autonomes devra unir les efforts et étudier les solutions communes.

    Quelques lignes d’actions qui pourraient être travaillée en commun sont : formation du corps enseignant, développement du programme scolaire, l’organisation, difficultés rencontrés en fonction de l’origine des élèves.
    Quelques sujets à étudier ensemble sont : éléments et valeurs culturelles des minorités présentent dans chaque école, profil des élèves immigrés, méthodes qui favorise la socialisation des enfants  et réduisent les préjugés.
     Finalement, la formation du corps enseignant doit ce faire tant sur le plan théorique que pratique. A cette fin, des groupes d’enseignants ‘inter-centre’ pourraient être organisés intégrant un programme de réflexion et action dans lesquels il y aurait un cadre de formation théorique.
     

                                                                                                                                                                    Angel Astorgano Ruiz
                                                                                                                                                                  Sécrétaire Géné
ral OIEC

Madrid, 23 avril 2005
 

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H I S T O I R E

 
   1984     Barcelone     I  Olympiade sportive
   1988     Turin    II  Olympiade sportive
   1992     Lyon   III  Olympiade sportive
   1997     Madrid   IV  Olympiade sportive
   2000     Turin - Villa Brea    V  Olympiade sportive
   2004     Gavà   VI  Olympiade sportive
   2008     Lyon   VII  Olympiade sportive
 
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